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Eloge de l'arbre

Eloge de l'arbre

Présence de l'arbre en poésie.
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Articles : 2632
Depuis : 04/04/2010

Articles à découvrir

L'homme des bois

Je suis l'homme des bois ! Mes amis ne sont plus les hommes, J'oublie les tristes autrefois Parmi mon cher royaume. Le silence, la majesté, Les parfums, les couleurs, les rêves Et la troublante intimité Des grands arbres riches en sèves, Les matins bleus, doux et flottants, La troupe vive et familière De milliers d'êtres capricants Qui n'ont

Forêt de Perseigne

Comme un rideau qui se soulève avec le vent et se prend un instant au visage la lente marée de blanc brouillard dans l’allée forestière entre les branches bouge doucement. S’y ébruite la neige légère des feuilles mortes de novembre. Paul de Roux Entrevoir suivi de Le Front contre la vitre et de La halte obscure Gallimard, 2014

La forêt claire obscure

Un long souffle hypnotique D'arbre en arbre se propage En bruissements symboliques Ondoyant paysage, Vermeil transmutatoire Exalté de vieil or Qui parle de Merveille, De sommeil et de mort... Ah quiétude enchanteresse, Des sous-bois enchanteurs Quand j'arpente, sans tristesse La saison qui se meurt Où planent les vapeurs, D'une ondée aux eaux d

l'Automne en ville

l'Automne en ville, feuilles mortes sur les trottoirs, à l'époque de François Coppée et d'Anatole France — déchire comme le cygne déchire lentement l'eau lugubre — rassurant et déchirant bruissement, pleinement rassurant, de soies déchirées les soirs dans des intérieurs cossus, tout voilé, appelant la pluie sur les carreaux le brouil

Le 12 novembre

Nous effleurons les décombres de l'été, les grandes frondaisons à claire-voie où le vert et l'or ouvrent sur la brume tapie entre les façades, une seule parole d'oiseau dans le silence du matin et l'on découvre que les vitres brillent au loin pour refléter ce paysage calme où la brise est légère dans l'arbre où plus une feuille ne gliss

Les peupliers

3 Le solitaire Une cour d'école, simple et ensoleillée entourée de masures aux murs couverts de mousse, un peuplier qui dresse son jaune branchage, un couloir très long, un rosier fait rose. Le temps, le capricieux magicien qui affuble de vêtements confus la quiétude des choses, a tout rendu triste — et terreusement triste — mais c'est un

Monologue de l'Arbre

Arbre marqué du forestier aux mains épaisses Je vis de peu Et mon domaine est sans espoir En son orient, le pied chaussé de fougères Je m’efforce de goûter aux heures des poussières d’or Le rien de fraîcheur qui me reste De ma cime je balaye les nuées difformes Qui sont les mauvais rêves de l’aurore Dans mes branches touffues je pré

sans titre

Au delà des marronniers en un lieu dénudé où l'air poursuit son usinage l'enfant en pleurs écarté des jeux à la sortie de l'école accueille la pitié des mères Premier bannissement invitation à l'errance les toits portent haut la tristesse du jour Des linges pendus aux fils des jardins sont lecture intime ouverte en plein ciel Un figuier

Où je vais...

Où je vais ? Malgré leurs poteaux savants, les chemins ne savent pas où se rendent les vents et nul ne pourrait dire en quel endroit du monde s'arrêteront mes pas Les arbres gardent les voies, toutes branches épaulées, et l'homme peut marcher sans crainte, entre ces sentinelles droites. Mais les chemins sont pleins de trous que la pluie a cre

sans titre

Ce sont de longues avenues de cimes comme j'aimerais que vivre fut où la brume ce matin recule les arbres dans une féerie immobile où j'avance seul dépaysé de l'homme Pierre Cendors Les Hauts bois Isolato, 2013