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Eloge de l'arbre

Eloge de l'arbre

Présence de l'arbre en poésie.
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Articles : 1985
Depuis : 04/04/2010

Articles à découvrir

Le miroir

dans le miroir les branches sortaient de ma tête de mon dos puissantes avec leurs feuilles je regardais dans mon cœur le sang noir de l'histoire pas encore sec un soleil qui veut briller à travers un nuage solide des poteaux télégraphiques dans mon champ de vision je gardais un œil sur la route l'autre sur le miroir oui le soleil était en fe

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En ce monde tout n'est que vicissitudes hormis les pouvoirs du Seigneur. J'ai mis en terre une semence d'arbre, un noyau ; tombent les gouttes d'une pluie d'orage et le noyau s'entrouvre et germe. Poussent des feuilles et racines s'étendent. Tronc grandit et se dégage un arbre qui de loin s'aperçoit. Feuillages et branches ensemble réunis, c'es
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sans titre

Ébène ébènes que d'ébènes je suis l'ébène des chicottes et des matraques je suis l'ébène tête de turc des têtes d'état l'ébène des lendemains de fête nationale — serrons la ceinture — retroussons les manches l'ébène entassé dans les caves des navires étouffé sous mille lieues à l'approche de sir wilberforce soldé sur les

Le travail

Dans une solitude De chiffre un Avant que la naissance Ne fût née Déjà Elle filait Une soie de bronze Inquiète de durée Et de feuilles Malheureuse de racines Absente d'oiseau J'ai semé des arbres Je vis dans une cage De barreaux d'écorce Une gerbe de poignées de main À la main Le grand besoin des choses M'assaillait Je trouvai la paix Dan

L'arbre de vie

Nous aurons pour surdité la rivière Et nous n'entendrons plus d'affres et de corps Les passeurs du temps crier haut à la mort, Nous aurons pour fuite l'arbre lié de ciel. Nous prendrons la sente palmée de fougère Quand le baumier embaume à soleil ouvert, Nous serons l'odeur endormie au brasier, Une paix vive à peine remuée. Nous ne verrons

sans titre

J'écoute l'arbre compter ses feuilles mot à mot depuis de longues années qu'il énonce son message sous des formes nouvelles chaque fois plus vertes d'une saveur profonde est-il témoin brûlé par le passage de l'Air et la fragilité du sens immolé sur nos lèvres à peine formulé hors de l'attention fruit ou germe indissociables sinon par la

Le fleuve en l'arbre

À Gilles Tremblay Quand le bleu en lui l’épure des vieux noyés, de la morte glace : le soleil jubile et s’y déploie en le chargeant de glyphes dans une onde bienveillante, une langue de cymbale feutrée par le duvet de mille tourterelles muettes. Trop naissante, trop pure, la lumière lui offre en holocauste le regard qui ne sait accueillir
L'arbre-visage

L'arbre-visage

L’arbre, a-t-il un visage caché dans ses ramures ? Son tronc, est-il un corps, Ses racines, des pieds ancrés au sol, Le bruissement de ses feuilles, sa voix ? Son écorce, n’est-elle pas sa peau, Sa respiration captant le gaz carbonique Et rejetant l’oxygène, ses poumons ? Les lueurs sur ses feuillages, Sont peut-être son regard, Ses odeu

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Quand je parle Le cèdre au-rez du puits Escalade le puits Quand je parle Le cèdre au-ras des flots Escalade les flots Lève la tête Saute de l'âne au coq Lui pousse une crête Quand je marche Partout de tous côtés Poussent ses mains coupées Il bouge ses racines Sa montagne entière Dans un fossé de terre Dans un sillage de terre Sourit les

Secrets d'arbre

Les arbres ont des secrets qu’ils gardent au creux de leurs nervures, enfouis au mitan de leurs fibres. Ils suintent quelquefois en perles de rosée amère ou de sève sucrée. Ce sont des savoirs de bois vert, tendres et démesurés, des savoirs de bois menacés, rompus autant que courageux. Seules, les étoiles les cueillent quelquefois au dét