Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog

SG

Ses blogs

Eloge de l'arbre

Eloge de l'arbre

Présence de l'arbre en poésie.
SG SG
Articles : 2585
Depuis : 04/04/2010

Articles à découvrir

sans titre

Quel est l'homme quel est l'arbre dont la langue veuille dire autre chose que : « je servirai d'étau à la hache » Anne de Staël Cingles Deyrolle Éditeur, 1992

À la mémoire du peuplier

La leçon des grands arbres est cette croissance, ce grand dessin contre le ciel pour nos yeux. Un jour c'est la chute inéluctable, l'air béant où s'élevait le fût, les demeures de feuilles (quand la silhouette d'un jet sur l'horizon le signait de son paraphe). Rien, plus rien, retour au sans forme : sciure dont s'est nourrie la terre ou fumé
sans titre

sans titre

Demandez au vent Quelle feuille tombera La première Sōseki ( 夏目 漱石 ) Haikus Éditions Philippe Picquier, 2001 Schnobby Ginkgo biloba in summer

La feuille

Comment, si tu es le seul reflet des saisons, et changes de couleur, lentement, délicatement, peux-tu te montrer si fragile, ô jolie feuille, pour tomber sur le sol pavé afin que te piétinent les amants inconnus du soir ? (Carte du temps, 1989) Miguel Barnet Poésie cubaine de XXè siècle Traduction de Claude Couffon Patiño, 1997 La hoja ¿C

Comme le bruissement des feuilles du peuplier

La vraie douleur ne fait pas de bruit : elle laisse comme un bruissement de feuilles de peuplier agitées par le vent, une rumeur intime, d’une vibration si profonde, si sensible au moindre frôlement, qu’elle peut devenir solitude, discorde, injustice ou dépit. Je suis là à écouter ses murmures qui, loin de troubler, sont porteurs d’harm

Le figuier

Le grand figuier de la tour de l'église a été coupé hier à la tronçonneuse, non sans mal par quatre hommes montés sur une grue. « Inconstance des choses, ce lieu aérien où il se croyait hors d'atteinte le perd sans rémission » se dit le maire, méditant sur les grandeurs végétales et humaines. Puis il ordonna de brûler les racines au

La corde de l'arbre

Nous sommes faits à l’image des arbres mais moins vaillants qu’eux hélas : eux naissent debout et ne se couchent que sous des vents de fin du monde l’attente immobile de rien les justifie ils ignorent l’ennui cette maladie d’homme ils aiment nécessairement ce qui vient à eux de la terre obscure et profonde ils font vertu de feuilles d

L'arbre en esprit

L’intuition dit verdure Mais l’arbre où le saisir ? Vidé de sa substance absent du ciel et pierres Ni vallée ni rivière à douceur ayant voix vers lui à disparaître Au coin du paysage, qu’il emporte ses noix ! Liant en lui et déliant désert et souffle Mais rien que presque étoile à rayons et rayures L’intuition est assise avec ses

Vert de chêne

Vert de chêne. Un autre vert. Pas un vert allemand. Ô chêne caucasien. À côté de Gagra, cette ville qui m'est chère. À laquelle je fais amende honorable, Parce que j'ai écrit un jour ce qui me heurtait : J'ai écrit une image qui me déplaisait. Mais je n'ai pas assez écrit Ce qui m'y était Doux : les jours soyeux. Le grand orbe de l'hor

sans titre

Marchant un jour dans une forêt mal léchée je veux dire sauvée des travaux des hommes et insoucieuse des bruits du marcheur j'ai songé que nous aurions dû à sa façon hirsute inventer le monde ô bienheureux désordre exubérant désordre et insolent ma forêt n'avait pour loi que le surgissement de ses feuilles ses plis d'ombre et de ronces