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Michel Najar

Michel Najar

Tags associés : courrier, presentation

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une correspondance au cours de la Très Grande Guerre

Ces lettres et cartes échangées sont un reflet de la société savoyarde pendant la guerre de 1914. C'est aussi un échange amoureux - même si les démonstrations sont rares.
Michel Najar Michel Najar
Articles : 245
Depuis : 04/02/2009
Categorie : Lifestyle

Articles à découvrir

lettres 1919 - fin de la livraison

Vallières le 7 janvier 1919 Mon cher petit Edouard Je reçois ta lettre du 3 qui m’apprend 2 nouvelles qui me font de la peine, je t’assure, c’est la méchanceté du zèbre et que ta perm’ soit supprimée vue la démobilisation des territoriaux es tu bien renseigné peut-être que cela sera supprimé plus tard que le 10 janvier et que tu p

lettre n°223 - plume et montre

Vallières le 18 octobre 1916 Mon cher petit Edouard J’ai reçu ce matin ta carte du 14 qui m’a fait grand plaisir. Pendant que je te sent à l’échelon je suis un peu plus tranquille. Mon petit Edouard le temps me dure toujours de toi quand finira cette guerre qui nous sépare si longtemps. Aujourd'hui à Vallières il fait aussi un temps gr

lettre n°224 - les jours me paraissent longs

Vallières le 27 décembre 1916 Mon cher petit Edouard, C’est avec grand plaisir mon cher petit Edouard maman et moi que nous venons de recevoir tes 2 cartes qui nous présentes tes meilleurs vœux pour la nouvelle année. A notre tour mon Edouard chéri maman se joint à moi et nous te souhaitons une bonne et heureuse année ainsi qu’une bonne

Conclure

Les vies sont achevées, les familles sont, semble-t-il, éteintes. Il est des histoires sans mémoire. Ces lettres pourraient constituer un roman, un roman épistolaire, genre si prisé au 18ème siècle, l’histoire de deux êtres que les événements, les hasards de la vie, comme l’on dit, éloignent. Ils se rapprochent l’un de l’autre pa

après-dire - armistice

Chers amis, voilà, la guerre est finie et nous serons bientôt ensemble pour fêter cela. Louisette fera son délicieux gigot à la provençale et nous boirons le vin de ma Bourgogne natale. Charles et Gaston sont morts le mois dernier de cette maudite grippe espagnole mais Charles était déjà bien malade avant du fait de sa blessure. Je pense q

lettres 1918 en vrac

Alençon le 31 mars 1918 Chère Louise et cher Edouard Nous vous remercions de votre aimable carte d’Annecy. Nous espérons qu’Edouard a passé une bonne permission qui malheureusement va bientôt toucher à sa fin. René a dû en profiter pour aller de temps en temps prendre une bonne cuite de pêches à l’eau de vie avec son tonton. Léon e

lettre n°221 -

Vendredi 22 septembre 1916, ma bien chère petite Zizette, je viens de recevoir ta lettre du 19 et j’ai reçu hier celles des 17 et 18 septembre. Sur celle du 17 tu me dis que vous avez été en barquette, tas de veinards ! Quelle chance lorsque je pourrai en faire autant. Sur celle du 18 tu as compris c’était bien ça ; mais 4 jours plus tard

Lettres de 1917 en vrac

le 31 janvier 1917 Mon cher fourrier, Je suis arrivé à bon port et j’ai trouvé un peu de mieux chez ma femme, mais toujours malade. A présent, quant à moi, mon œil me fait toujours bien mal. Je me suis fait faire un pansement à Fleury et le major m’a dit de le faire porter malade chez moi. Mais je ne le fais pas. De retour en passant à

lettre n°220 - les pieds gelés

Jeudi 21 septembre 1916 Ma bien chère petite Zizette Je n’ai rien reçu de toi hier, je me porte pas bien, j’ai attrapé une grippe carabinée, rhume de cerveau, toux, etc. Avec cette pluie froide et cette boue tu comprends que cela ne peux pas aller, être mouillé toute la journée et la nuit surtout des pieds que je ne peux pas réchauffer,

lettre n°222 - les Poilus durcis par l'endurance

Samedi 23 septembre 1916, ma bien chère petite Zizette Je n’ai rien reçu de toi aujourd’hui ; c’est toujours la même chose, je reçois 2 lettres tous les deux jours. Ma grippe va beaucoup mieux, heureusement c’est vrai qu’il fait beau temps voilà 2 jours et le soleil remet vite les poilus fatigués que nous sommes durcis par l ‘endu