J’ai déjà sans peur escaladé les murs brûlés de la cathédrale j’ai vu le fer et le plomb au fond des plaies aujourd’hui je suis venu caresser les colonnes les pierres lavées me contenter des baptistères au pied des croix ressuscitées mais tu as voulu malgré le vertige malgré l’orage annoncé il le fallait que voulais-tu au juste
Michel Borla
Michel Borla
Auteur, compositeur, écriveur, rêveur
Ses blogs
Articles :
68
Depuis :
12/08/2023
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
J’aime la canicule en été j’aime au matin les restes de frais les oiseaux déjà partis j’aime au matin fermer mes volets taire les premiers bruits je suis traître en effet de rester au noir de mes quatre murs sans autre affaire qu’à deviner la lumière aveuglante des feux de prairie sans air autour de moi sans compas sans radio un peu
Nous avions des gestes nonchalants la garde abaissée la plupart du temps j’aime à croire que nous allions vers sans jamais connaître le jour et l’heure nous avions des gestes nonchalants qui valaient toutes les politesses des parfums vains mais puissants qui ouvraient les plus belles forteresses j’aimerais croire que nos mots n’étaient
Savoir si l’on a survécu aux coups de vents aux grandes crues a la tempête enchevêtré a cœur durci dans son jus bois flotté c’est déjà ça tu n’as pas coulé avec moi bois flotté trop fatigué bois flotté ne repart pas savoir si l’on en survivra cœur chaviré ne dit pas accroché sur la cheminée bois flotté reste muet mars 2025
Où avais-je vu ce marché installé sur un vieux pont ? nous y flânions sans grand besoin l’air encore clair était lardé de cris et de couleurs qui pendaient a hauteur d’yeux nous pouvions à peine marcher entre les corps serrés et les étals en équilibre mais nous avancions tout de même sous les regards courbes et les adresses bruyantes
Je vais rester à la surface je crois la rive n’est pas si loin et en clignant des yeux je te vois avec ton bouquin tu ne te doutes de rien la mer est calme et le courant indulgent ce matin je vais rester à la surface je crois je vais étendre les bras et sur le dos je ne verrai pas tout ce noir au-dessous de moi octobre 2023
Un peu d'auto-promotion aujourd'hui... j'ai le plaisir de vous informer de la parution de rsvp (répondez s'il vous plaît), un ouvrage co-écrit avec un poète écossais, jim paterson au cours de l'été 2025. on pourrait le décrire comme un échange ludique de textes, une forme de correspondance poétique informelle... et bilingue... un jeu litt
C'était une inconnue en un lieu inconnu une pièce aveugle où d'autres s'affairaient en bavardant elle avait avec elle des accords de musique dont ils ne savaient que faire passe il n’y avait rien d’étonnant rien qu’elle puisse faire contre les ignorants au coin de la pièce j'ai porté mon ennui dans une chaise longue et j’ai fermé les
Ah ! vivre sur le boulevard les étages clairs les beaux balustres en été sortir le soir sans passerelle sortir sans crainte sur le feuillage mou l’hiver inquiet de ma fenêtre pour les sans cols qui verraient un chemin entre les squelettes sombres je les perds au coin hélas ! d’autres je vois se réfugient les malheureux à la lumière des
Il faisait chaud aux marinières et nous n’avions rien oublié l’eau était transparente j’avais déjà faim avant de me baigner il fallait attendre je me souviens avant après attendre de digérer a ne rien faire finalement a presque en oublier la mer je m’occupais aux galets secs aux algues brûlées et ce petit paquet noir que j’ai cru
English
Deutsch
español
italiano