Connecté sur le blog : | Déconnexion
Oranger, dont la voûte épaisse Servit à cacher nos amours, Reçois et conserve toujours Ces vers, enfants de ma tendresse ; Et dis à ceux qu'un doux loisir Amènera dans ce bocage, Que si l'on...
Or la plupart des baobabs ne sont pas plus gros que des hêtres communs. Poussent droits et raides, au garde-à-vous, coudes au corps. On en verrait bien un debout dans l'entrée d'un salon de...
L'hiver, les chênes lourds et vieux, les chênes tors, Geignant sous la tempête et projetant leurs branches Comme de grands bras qui veulent fuir leur corps, Mais que tragiquement la chair retient...
Passant, regarde ce grand arbre et à travers lui il peut suffire. Car même déchiré, souillé, l'arbre des rues, c'est toute la nature, tout le ciel, l'oiseau s'y pose, le vent y bouge, le soleil y...
Je vous revois toujours, immobiles cyprès, Dans la lumière dure, Découpés sur l'azur, au bord des flots, auprès D'une blanche clôture : Je garde aussi les morts ; elle a votre couleur, Mon âme,...
On ne voit en passant par les Landes désertes, Vrai Sahara français, poudré de sable blanc, Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eaux vertes D'autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc,...
L'eucalyptus : chlorophylle cornée, parcheminée, feuillage réduit comme un crâne jivaro, limbe qui semble desséché, décoloré, dans le sel, le natron et le bitume de Judée — odeur cireuse et...
Frêne hautain, forestier et champêtre L'arbre premier de tant d'arbres divers, L'arbre immortel au renom de mes vers, L'arbre aux serpents toujours odieux maître ; Le coudre rompt, mais tu te fais...
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme !au gré des envieux, la foule loue et blâme ;vous me connaissez, vous ! – vous m'avez vu Souvent,seul dans vos profondeurs, regardant et Rêvant.vous le...
Arbres passant votre chemin, solitaires disant le but de notre marchefeuillages lumineux, numineux, loquacesprophéties de ces troncs abattus, foudroyés,je nommerai vos régions vos régimes,...