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Derniers articles
D'un ultime quatrain...
Le félibre, assis face au fleuve limoneux, Contemple l’étendue. Inspiré par l’obstacle, Le ciel comme témoin et son cœur pour oracle, Il cherche dans l’obscur le verbe lumineux… Emane de l’aven un...
Au bout du corridor...
L’obscurité saumâtre essouffle ma mémoire, Avare, le destin referme son grimoire, J’entrevois, dans la nuit, un sanglant matador, Là bas, quelqu’un m’attend au bout du corridor… Là, devant moi,...
Mystère...
La poésie est l’art de saisir d’une chose L’intime et le furtif, c’est cette faculté A sentir l’au-delà, ce qui sans vérité Dévoile autant du beau, le clair que l’ecchymose… Hors du temps, sous...
Déclin...
A l’image de notre époque versatile, Frôlant l’obscénité sous leurs masques d’airain, Les canons officiels de l’art contemporain Célèbrent du non-sens la vertu mercantile. Leurs discours affectés,...
Pitoyable et mortel...
Si je t’offre ma rime enfantant ton ruisseau, Je ne puis négliger la laideur et le sombre, De mon orgueil bannir le funeste de l’ombre, Je ne sais qu’adoucir mon ennui de ton eau… Illusoire est le...
Envol...
Cependant que se lève ambré, l’oriental, De l’aurore, la fleur accueille la promesse Que Séléné dépose avec délicatesse En son sein cristallin qu’embaume le santal… Calice des vergers inhale du...
Sur les lèvres de l'aurore...
Rosée, eau musicienne, imbibe du lys blanc L’immaculé calice à la lèvre alcaline, S’éveille le rejet nimbé de naphtaline Qui vers le ciel s’entrouvre altérable et tremblant… L’aurore, bleu murmure...
Respiration...
Comme la mer épand son sel sur les rivages, A tout instant le cœur, de bruissements furtifs, Embaume le chemin, maints poudrins fugitifs Sur l’encre de la nuit estampent leurs visages… D’aubépine...
Ephémère et sans trace...
Maquillant son regard sans grâce ni magie Pour cueillir de la gloire un bien maigre butin, Enjôleuse mon âme a des airs de catin, Sous ce masque factice, elle se réfugie… En cela, pitoyable, elle...
Félicité...
L’un à l’autre adossés, peuplant l’immensité, De petits moutons blancs, comme des enfants sages, Dessinent dans l’azur un atoll sans rivages Du céleste mon cœur éprouve l’unité… Je perçois, de la...