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Chapitre 4 : le crachat (art.9)
Avant tout il faut nettoyer ce sang qui coule le long de mon coude à travers le tissu de mon anorak. Alors je me frotte bien avec le bout de mon mouchoir sur lequel j'ai craché pour désinfecter ma...
Chapitre 3 : le platane (art.8)
C'est ma planque. C'est là que je me retrouve avec mon copain Eric et que nous partageons les calumets. Enfin les mégots que j'ai récupérés dans le cendrier de papa. Papa ne finit jamais ses...
La mode ici, elle n'est pas encore arrivée (art.7)
La mode ici, elle n'est pas encore arrivée, c'est comme la télévision, il paraît qu'il n'y a que les familles zézées qui l'ont. Alors les garçons se contentent de leurs culottes courtes qu'ils se...
Même ici, ils avaient réussi à en inventer une! (art.6)
La mauvaise surprise, c'est qu'au bout de deux mois, il a fallu aller à l'école. Même ici, ils avaient réussi à en inventer une! Moi qui pensais qu'il n'y en avait qu'à Paris, et bien non, je n'y...
A part Papa et moi, personne n'est content de sa nouvelle vie. (art. 5)
Je tourne sur moi comme une toupie en montrant bien que je les ai vus tous ces yeux avec personne derrière. C'est à ce moment là que je suis tombée nez à nez avec mon platane et avec Eric. Il est...
Chapitre 2 : la parigotte (art. 4)
Quand nous sommes arrivés de Paris pour habiter à V., personne n'était content, sauf papa et moi. Il disait qu'il allait enfin respirer et tout démarrer à zéro. Les grands s'énervent vraiment pour...
Décidément, je sens que je vais me plaire ici. (art. 3)
Maman m'appelle encore, je suis devant la maison, il fait chaud. Tous nos meubles sont sur le trottoir et les déménageurs s'affairent. Je n'y comprends plus rien, il n'y a pas deux secondes maman...
...Pas de l'hiver d'opérette. (art. 2)
«Mais pourquoi m'appelle t'elle, je lui tiens la main très fort même, et et ...». Pourquoi Maman me sert-elle autant la main? Elle la tord comme si c'était un mouchoir. Je ne vais pas m'envoler...
Chapitre 1 : Cortège funèbre (art.1)
10h35 du matin. Mars. 1967. V. dans le Loiret. Maman me sert fort la main, mon pantalon me gratte juste là où il ne faut pas. Je remue mon popotin pour que la doublure se décolle de mes fesses....
Ah oui, au fait je m'appelle Violette (présentation)
...c'est à cause de la comédie musicale enfin l'opérette avec Luis Mariano. «L'amour est un bouquet de Violetteuuuu, Poussez poussez l'escarre Pauletteuuuuuh...». J'ai eu chaud car j'aurais pu...