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Chris Marker : biographie

Chris Marker, de son vrai nom Christian François Bouche-Villeneuve, est un cinéaste français né en 1929 à Neuilly-sur-Seine. Son œuvre oscille entre essai documentaire et film expérimental. Il laisse s'affirmer la subjectivité de l'auteur, que celle-ci soit exprimée par les nombreux commentaires qui accompagnent les films, ou par un montage singulier des images prises sur le vif du réel.

Premier pas

A la fin des années 30, Chris Marker étudie la philosophie, la seconde guerre mondiale gronde. Il y participe activement en entrant dans la résistance. A la fin de la guerre, il participe à une vaste campagne d'éducation auprès de l'Unesco par l'image cinématographique qui l'amènera à parcourir le monde. Auteur d'ouvrages, de divers articles, et de nombreuses photographies, il réalise son premier film recensé en 1952, avec "Olympia 52".

Sa carrière

En 1953, avec Alain Resnais, il réalise "Les statues meurent aussi". Cet essai sur l'art africain s'organise ouvertement autour de l'opinion des deux auteurs qui estiment que cet art est dénigré par les instances officielles françaises qui tenteraient ainsi de mettre un voile sur leur passé colonialiste. En 1957, avec "Lettre de Siberie", Chris Marker met l'accent sur les rapports entre images et commentaires dans ses films. Ainsi, une même séquence sera-t-elle reprise trois fois dans le film, mais à chaque fois avec des commentaires différents, affirmant le regard et la subjectivité de l'auteur. Cet intérêt pour l'affirmation d'une interprétation du réel conduit Chris Marker, avec "La jetee" (1962), à réaliser un film de fiction. Mais celui-ci prend des allures d'expérimentation en n'étant composé que d'images fixes. En 1963, dans "Le joli mai", Chris Marker mêle, dans un savant montage, son point de vue à celui des parisiens qu'il filme. Cet art du montage s'exprime pleinement dans "Le fond de l'air est rouge"(1977), œuvre documentaire reprenant 10 ans du socialisme mondial à travers images d'archives et de fictions. Avec "Sans soleil" (1983), Marker en vient même au projet d'un montage cinématographique des peuples, du Japon à la Guinée-Bissau. Cet enlacement constant entre réel et interprétation, imaginaire et objectivité, se retrouve dans la forme même de "Level five" où Chris Marker signe un véritable documentaire-fiction.

Son action

Chris Marker, à force de subjectivité affichée et d'expérimentation du médium cinéma, a renouvelé le genre du documentaire. Son œuvre, déconcertante en bien des points, reçut pourtant une certaine reconnaisance, avec par exemple le prix Jean Vigo en 1954 pour "Les statues meurent aussi", ou encore un Lion d'or au festival de Venise en 1963 pour "Le joli mai".

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